Réveil vers 04h ce matin avec un drôle de rêve en tête. Je crois que c’est M qui a fait ce rêve. Du moins, c’est elle qui a rédigé ce dont elle se souvenait au réveil. Puis elle qui s’est rendormie.

J’étais déjà adulte et en couple avec mon mari et nous avions nos deux enfants (sur trois – le troisième étant décédé ne faisait pas parti du rêve). Avec mon mari, nous sommes partis dans mon pays d’origine où nous sommes allés chez ma dernière famille d’accueil. Les gens nous regardaient bizarrement, je ne sais pas pourquoi. Arrivés devant chez ma famille d’accueil, il n’y avait personne pour nous ouvrir et nous n’avions pas les clés. C’est peut-être pour ça d’ailleurs que les gens nous regardaient bizarrement : deux adultes assis sur le petit escalier devant la porte. (Ça m’est déjà arrivé, ado, que je sois enfermée dehors et que je reste à attendre sur cet escalier). J’avais hâte de retrouver nos enfants, mais j’ai appris que je ne les verrais pas parce qu’ils étaient à des centaines de kilomètres.

Nous avons pu rentrer dans la maison de ma famille d’accueil à un moment donné, mais je ne me rappelle pas qui nous a ouvert la porte. Nous sommes descendus dans ce qui était autrefois ma chambre, au sous-sol, et nous nous sommes installés pour discuter sur mon lit. Je ne me rappelle pas de quoi nous avons parlé.

A un moment, nous sommes montés au rez-de-chaussée pour dîner. C’était mon père d’accueil qui avait fait à manger (probablement du poulet au four avec de l’ail et une bonne sauce et du riz, sa spécialité). Le reste, c’est un peu mélangé pêle-mêle dans ma tête. Nous avons appris que ma mère d’accueil était chez sa fille parce qu’elle devait accoucher prochainement et ma mère d’accueil allait regarder l’accouchement (ce qui est déjà arrivé, mais de son deuxième enfant). Dans le rêve, la fille de ma mère d’accueil devait avoir la cinquantaine, mais ça ne l’a pas empêché de tomber enceinte, d’attendre une fille à son tour, ou encore que sa mère assiste de nouveau à l’accouchement. Ça me dégoûtait toujours autant dans le rêve que dans la réalité.

Puis nous avons appris que ma famille d’accueil allait vendre la maison très prochainement et que mon père d’accueil allait vivre dans un appartement dans la même commune (où il allait avoir plein de maquettes d’avions pour ne pas s’ennuyer) tandis que ma mère d’accueil allait vivre dans une autre ville avec sa fille et petite-fille.

Il fallait vite que je débarrasse ma chambre de toutes les affaires que je voulais garder, le reste allait être distribué et/ou mis à la benne. Mon lit a disparu à ce moment-là (et dans la réalité, ils l’ont effectivement donné à mon père d’accueil pour faire chambre à part). J’avais encore des livres et des souvenirs chez eux et je cherchais désespérément comment les sauver, mais je n’y arrivais pas (ce qui est également arrivé dans la réalité). Tout ce qui était à moi a été donné et/ou mis à la benne… (Comme chez ma mère biologique, où toute trace de moi a aussi été effacé).

Je ne me rappelle pas comment le rêve s’est terminé, mais on ne se sentait vraiment pas bien, avec M, au réveil au petit matin. On cherchait encore à m’effacer, à me faire disparaître, à me remplacer par quelqu’un d’autre.

Puis, au réveil quelques heures plus tard, j’ai trouvé l’écrit de M de cette nuit et je l’ai envoyé à notre psychologue. Elle vient de répondre que ce serait intéressant qu’on revienne dessus la prochaine fois. Que ce rêve semble être en écho avec des choses que nous travaillons depuis un moment, en particulier le fait de disparaître au profit de quelqu’un d’autre, de se faire remplacer. C’est pour ça que j’ai tenu à rédiger au propre ce dont je me souvenais ce drôle de rêve.

Je vais bientôt aller voir la psychiatre. Ça va nous faire du bien, je pense.

Drôle de rêve
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